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Entreprises : 5 bonnes raisons de quitter Facebook (ou de ne pas y aller)

Dans le galimatias des gourous autoproclamés des réseaux sociaux, vous trouverez des centaines d’articles, plus ou moins inspirés, qui tentent de vous expliquer à quel point votre entreprise ne peut se passer de Facebook.
Avec, en fin de page, les coordonnées d’un type persuadé qu’il réussira à gagner de l’argent (le vôtre !) avec du gratuit (Facebook).
J’avais envie de prendre le problème à l’envers en utilisant la même grosse ficelle commerciale des «X bonnes raisons pour…» mais en inversant la perspective !
Et bien croyez-moi : les arguments sont beaucoup plus faciles à trouver et, contrairement au jargon e-marketing, ils sont totalement compréhensibles et logiques.

Facebook est inefficace.

Imaginez. Vous embauchez un commercial pour trouver de nouveaux clients. Dès les premières semaines, ce commercial fait venir des dizaines de personnes (à commencer par ses potes) dans votre entreprise ou votre boutique. Ils leur fait même signer le livre d’or. Il vous demande de venir expliquer votre offre, de répondre à des questions, d’être – si possible – drôle et spirituel. Au bout de quelques mois, ce sont plusieurs centaines de prospects que vous avez rencontrés. Pas un seul n’est devenu client. Que faites-vous ? En bon chef d’entreprise, vous convoquez le commercial que vous aviez embauché, vous lui expliquez que sa rentabilité est nulle et que vous ne pouvez décidément pas le garder. A présent, regardez parmi les centaines de fans de votre page Facebook combien sont EFFECTIVEMENT clients de votre entreprise. Quel taux obtenez-vous ? Et quel est leur panier moyen ?

Facebook est chronophage.

Le temps que vous passez à trouver des statuts sympa et incitatifs (mais pas trop hein, on vous explique toujours qu’il ne faut pas vendre cash mais donner envie, suggérer, dialoguer)… Bref le temps de relayer des articles, de prendre en photo vos produits, de raconter vos petites histoires, si vous le passiez à décrocher votre téléphone pour appeler des prospects, à activer les réseaux que vous avez laissé tomber parce vous n’avez plus le temps, et – pourquoi pas – à constituer une base de données qualifiée, à créer des mailings papiers et des e-mailings ?… Bref, les heures que vous vole Facebook au quotidien sont autant de temps perdu pour des actions de développement au potentiel beaucoup plus élevé.

Facebook est superficiel.

Sur Facebook, les gens sont là pour se détendre, pas pour acheter. Dans ce monde virtuel égocentré, ils ne likeront votre page que parce qu’elle leur permet de peaufiner leur image, qu’elle correspond à leurs «valeurs» ou à leurs «croyances»… Bref vous êtes là pour «faire joli» dans leur profil (ou parce qu’en tant qu’ami Facebook, ils n’ont pas osé vous dire non quand vous avez créé votre page et les avez sollicités). Nous sommes aux antipodes de la démarche commerciale, et les pseudo gourous sus-cités rament en permanence pour tenter de résoudre ce paradoxe. Mais les faits sont têtus et Facebook n’est PAS un espace de vente ou de business.

Facebook est dangereux.

Poursuivons la métaphore entamée au point numéro 1. Vous avez embauché un commercial inefficace et superficiel, qui vous fait perdre votre temps. Non content de faire venir dans votre boutique des gens qui n’achètent rien, il attire également des concurrents qui viennent vous espionner pour vous copier (ou pas). Pire : il attire aussi des ennemis, qui n’aiment pas ce que vous faites et ne se privent pas de le dire tout haut. Enfin, de l’écrire. Ce qui laisse des traces. Partout sur le Web. Cela peut paraître anodin ? Demandez à Cora combien cela leur a coûté, lorsqu’ils ont voulu licencier (à tort et c’est bien fait pour eux, mais là n’est pas le propos) une employée qui aurait «volé» un bon de réduction ? Et toutes ces marques agroalimentaires salies par des scandales (également justifiés, cela dit) ? A part fermer la page, censurer ou interdire les commentaires, aucun community manager ne pourra les sauver du lynchage virtuel. Bref, si vous n’êtes pas maso et que vous vendez des produits ou des services «controversés», ne vous risquez pas sur Facebook.

Facebook est menteur.

Non, les réseaux sociaux ne sont pas l’équivalent virtuel de la vraie vie. Cette métaphore est usée et éculée. Elle est surtout un mensonge. Dans la vraie vie, la plupart des gens n’osent pas faire, dire ou écrire un quart des choses qu’ils se permettent de mettre en ligne. La vraie vie reste, paradoxalement, plus pudique, plus édulcorée et moins violente au quotidien que Facebook. Ce réseau social cherche juste à monétiser de façon cynique sa prodigieuse base de données de profils. Essayez de créer une «Facebook Ad» (vous savez, les petites pubs qui se trouvent à droite – et parfois au milieu de vos pages sous forme de «suggestions»). Vous pouvez choisir le sexe, le lieu d’habitation, l’âge et les goûts des gens à qui vous vous adresserez. Et même connaître par avance le potentiel de personnes qui seront touchées par votre campagne de pub. Comme vous ne payez qu’au nombre de clics, sur la base d’un budget prédéterminé, les Facebook Ads apparaissent comme une solution à la fois ciblée et économique… Vous croyez ? Posez vous cette question : durant les dernières semaines, vous avez cliqué intentionnellement sur combien de bannières de pub sur Facebook ? Votre réponse vous informera sur les perspectives de succès de votre future campagne.

Cet article volontairement polémique a pour but de rappeler qu’en matière de business, le marché le plus juteux reste celui de la crédulité. C’est exactement le modèle économique de Facebook. Pourquoi pensez vous que Zuckerberg donne souvent, sur ses photos, l’impression d’être un peu allumé ? Parce que même lui n’arrive pas à croire qu’une société qui repose sur du vent (et de gigantesques bases de données), au potentiel commercial aussi faible et fugace, puisse être valorisée à plusieurs milliards de dollars.

Maintenant, si vous avez quand même envie de vous lancer sur Facebook parce que ça vous amuse et que vous possédez suffisamment de vecteurs de croissance par ailleurs, n’hésitez pas à consulter NEOH. Si vous deviez vous aventurer dans une jungle, vous choisiriez plutôt le guide expérimenté qui connaît tous les dangers ou le type un peu rêveur qui vous expliquerait à quel point les arbres sont beaux ?

1 Commentaire
  • Laure
    mars 8, 2013

    Et bien moi cher Bruno, je ne suis pas tout à fait d’accord avec vos propos, parce que ma page facebook me permet au contraire de faire savoir que j’existe, de faire connaitre ma boutique et mes produits, et de pousser des gens à aller visiter mon site de vente en ligne (petit bijou merveilleusement réalisé par NEOH ;)) régulièrement. Evidemment, je pense qu’il faut nuancer en fonction de la nature de son entreprise. Concernant une entreprise de services, je pense que votre article est dans le vrai, mais concernant un commerce, facebook peut s’avérer payant. A condition toutefois de l’alimenter régulièrement, voire quotidiennement, d’y poster des nouveautés en permanence, des petits messages personnalisés et emprunts d’une touche d’humour pour attiser la curiosité de futures client(e)s, de commenter ses propres images, et surtout, surtout de répondre au commentaires et aux messages des fans! Et là, facebook peut s’avérer être un moyen de communication intéressant, rentable et gratuit,! Voili, voilou, monsieur Neoh.

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